Je suis à l’aéroport d’Ottawa, assis au café tout près de l’aire d’embarcation. Le vol qui m’amènera à Dulles est retardé d’une heure environ. J’en profite pour vérifier mes courriels et peaufiner certains détails techniques. Ma montre GPS est devenue défectueuse et Suunto aimerait l’analyser. Aussi, je recontacte le gentilhomme qui m’a donné mon dernier « lift ». Il m’avait offert de me reprendre à l’aéroport, m’héberger pour cette nuit et me ramener au sentier demain matin. Charles est très enthousiaste par rapport à mon périple. Ça fait longtemps qu’il a suivi un thru-hiker et il se fait un plaisir de m’aider comme il le peut. Il est âgé de 70 ans et est à la tête de Escort Data Loggers (http://www.escortdataloggers.com). Ça fait aussi partie des ses rêves que de marcher le sentier des Appalaches. La randonnée pédestre est son sport préféré. C’est ainsi qu’il m’attendait tout près du débarcadère à l’aéroport de Roanoke. J’ai donc eu droit à un accueil chaleureux enrichi d’un sourire flamboyant et d’une poignée de main enthousiaste.
Je me rends bien compte, le lendemain matin au bureau de poste, qu’il me manque mon brûleur à alcool. Selon ma mère, il est tombé entre deux tables sous un coussin à la maison. J’entreprends la construction d’un modèle de remplacement devant les yeux ébahis de mon hôte.
La neige a presque toute fondue, mais certaines accumulations persistent toujours. J’avais prévu le coup en ville et j’avais envoyé mes raquettes plus loin. J’ai suivi les traces d’un homme et son chien presque toute la journée. Je me doute bien que Kevin a dû reprendre le sentier avec Morgan. La température est clémente ce soir. Il fait environ -8 degrés Celsius et il n’y a pas de vent. Les fruits et légumes séchés que m’a mère m’a préparé me rappellent les couleurs de l’été. Ce soir, je déguste un savoureux repas froid. Les saveurs des fruits et légumes sont grandement amplifiées du fait qu’ils ont été déshydratés. Aussi, ces saveurs font contraste avec la neige et la glace hivernale, sans goût. J’ai toujours associé une couleur aux saveurs. Or voilà que le blanc hivernal ne m’inspire pas de grande saveur colorée! Mon magot de fruits séchés devient alors un oasis exceptionnel.
Le lendemain après midi, je passe près de Trouville. J’en profite pour remplir mon conteneur d’alcool et mon sac de bouffe. J’apprends aussi que ce n’était pas les traces de Kevin que je suivais. Il m’a dit au téléphone qu’il est toujours en Floride et qu’il comptait revenir sur le sentier après avoir réglé quelques trucs. Je termine la journée sous ma tarp, entre deux montagnes. La nuit était calme et je pouvais sentir déjà la vague de froid s’installer graduellement.
Tellement froid qu’il m’était impossible de démarrer mon brûleur pour me faire chauffer de l’eau au matin. L’alcool ne pouvait pas s’évaporer à cette température. Le vent augmente de façon significative durant la journée et très vite je dois cacher mon visage pour éviter des engelures. Je marche toute la journée suivant une crête surplombant la vallée. J’arrive lentement au fameux rocher de McAfee knob. C’est un caillou horizontal qui s’avance dans le vide et offre un point de vue magnifique sur la chaîne de montagnes d’en face. Sans le savoir, je manque l’une des plus majestueuses photos du sentier. Celle où l’on voit le rocher s’avancer dans le vide. Le point de vue n’est pas visible lorsqu’on marche du Nord au Sud. C’est ce que j’ai appris en soirée dans le restaurant familial de Catawba. Nous pouvons y contempler la fameuse photo dans le hall d’entré. J’y passe environ trois heures à essayer de me réchauffer. Mon visage pétille alors qu’il revient à une température normale. Je peux sentir le café chaud couler jusque dans mon estomac. Après avoir bu 8 cafés et 3 assiettes de poulet et légumes, ma chaleur corporelle était plus décente. Ça faisait une journée et demie que je n’avais pas bu ou mangé chaud. Disons qu’après m’être bien rassasié j’étais content de profiter d’un feu de foyer. Des gens de la localité m’annoncent qu’il fera froid pour au moins trois jours. Je me dis que ce n’est pas si mal. Arrivé à Pearisburg, je vais pouvoir échanger mon four à alcool pour mon brûleur à gaz blanc (Coleman).
Celui-ci est moins sensible aux basses températures.
Cette nuit là il a fait -15 degrés Celsius avec un facteur vent de plus de 40 km/h. Selon la charte suivante la température ressentie était de -27 degré Celsius. Heureusement que ma toile me protégeait du vent! Ce fût l’une des nuits les plus froides que j’ai connue jusqu’ici. Quel retour sur le sentier!
Le lendemain est une autre magnifique journée. Le vent s’est affaibli et il m’est possible de marcher sans ma coquille de Goretex. J’en profite même pour aller surfer la roche de Dragon Thoot qui surplombe le territoire. On dirait que la roche est le bout d’une colonne vertébrale de dragon qui forme la chaîne de montagne. C’est bon d’être haut en montagne! L’air y est frais et les points de vue y sont rafraîchissant.
Je passe la soirée au shelter suivant où je me rends compte que mon nouveau stylo stérilisateur ne fonctionne pas. La lampe UV est brisée semble-t-il. Merde! Pour consommer l’eau prise dans le ruisseau je dois donc la faire bouillir. Depuis mon arrivée sur le sentier, j’ai toujours pu remplir mes gourdes avec l’eau des commerces avoisinants. Je réussi finalement à allumer mon brûleur à alcool après avoir fait chauffer le tout avec ma bougie. Mon nouveau brûleur « homemade » est si puissant qu’il fait fondre l’aluminium de mon coupe vent. Je fais plusieurs passes pour chauffer l’eau pour boire puis pour manger. Puis soudainement, « POP », il explose en séparant ainsi les deux morceaux de cannette sous mon chaudron qui est protégé par le coupe-vent. Aucun problème, je le rebats. En allumant le brûleur par son centre, la flamme s’est faufilée à l’intérieur des cannettes créant une pression trop grande. Une fois expérimenté, c’est le genre de truc que tu ne refais pas.
Alors voici la nouvelle situation, je suis entre deux villages. Pas de brûleur fiable, pas de filtre à eau. Je dois marcher encore 3 jours pour arriver à Pearisburg où devrait se trouver ce qu’il faut pour tout remplacer. Pas question de courir le risque de tomber malade ici. Alors je sors de la forêt au matin pour emprunter le premier chemin de terre. Espérant y trouver de l’aide. J’aperçois une première maison après trois quart d’heure de marche. J’y demande des indications pour aller à Pearisburg. La femme m’indique que pour y arriver je devrai marcher environ 6 miles puis faire du pouce. Mais elle me déconseille fortement de le faire puisqu’un couple de campeur se sont fait tué en montagne il y a deux mois.
Tout le voisinage est aux aguets et ont la chair de poule. Je suis toujours sur le portique et lui parle au travers la fenêtre. Après quelques minutes de discussion elle se présente, Beverly. D’habitude elle accueille les marcheurs mais depuis les meurtres, elle n’ose plus. Elle tente d’appeler un voisin pour y quérir de l’aide. M’offre un café. Puis elle me demande d’appeler mon ami Charles. Avant de se quitter quelques jours plus tôt, il m’avait offert son appui si j’en avais besoin. Et aujourd’hui, j’avais besoin d’aide. Finalement, après avoir averti deux de ses voisins, Beverly me laisse entrer le temps de me réchauffer.
Quelques heures plus tard je suis de nouveau chez mon ami Charles. Je n’ai qu’une pensée : Merci mon Dieu d’avoir mis sur mon chemin des gens si généreux! Il a parcouru plus de 45 minutes de camion pour me sortir de là. Demain nous irons 160 km plus loin pour aller chercher l’équipement et me ramener sur le sentier. Nous profitons de la soirée pour jouer un peu de musique, réparer son imprimante et manger. J’apprends qu’il adore le sirop d’érable, comme nous. Aussi, suivant une discussion sur les affaires, il me lance qu’il aurait peut-être besoin d’un ingénieur logiciel pour un contrat à court terme.
Au matin, je récupère ma pompe à eau et mes raquettes que j’avais envoyées à Pearisburg. Mon brûleur whisperlight n’y est pas. Il est dans mon sac d’équipement qui s’est retrouvé à Damascus, environ 150 miles plus loin. Je vais devoir faire sans lui pour environ 3 jours de plus, le temps que le colis et moi revenions à ce petit village.
De retour sur le sentier en après midi, la tête dans les nuages. La journée est splendide et j’en profite pour utiliser mon trépied pour faire quelques vidéos. Je prends bien soin de le ranger convenablement avant de reprendre la marche. Mais quelques minutes plus tard, je m’aperçois qu’il n’est plus sur moi. Un oiseau de proie s’envole alors que je rebrousse chemin. Il transporte quelque chose mais je ne peux pas dire quoi. Finalement, après deux heures de marche à reculons, je n’ai jamais retrouvé mon trépied. Je présume que l’oiseau avait besoin d’un perchoir. Pas de problème, j’avais prévu le coup, il y en a un autre qui m’attend au bureau de poste.
J’arrive à destination plus tard en soirée. Tout heureux que ma journée se termine bien et que je puisse boire de l’eau en toute sécurité. Mais il y a quelque chose qui cloche ici. Il y a des pots de liquide dans le coin. Un article traitant sur l’organisation d’une orgie ratée. Un poème qui justifie pourquoi le mot « vile (1) » est bon. Puis je remarque que cet endroit à été visité très dernièrement. Il y a des « wet ones » plein de merde qui traînent tout près du rond de feu. Des buches ont été clairement allumées hier soir. Une lime toute rouillée qui traîne dans le coin. Puis je me rappelle comment tous les gens du coin me disaient de bien faire attention à moi. Parait-il que cet endroit à été objet d’un meurtre il y a deux mois. Un jeune couple à été tué par balle dans la tête et la fille à été mutilée. Pas moyen de décompresser ici, c’est bien trop stressant. Et si j’avais de la mauvaise compagnie ce soir. Qu’est-ce qu’un gars peut bien faire pour se défendre alors qu’il est enroulé comme un saucisson dans son sleeping bag?
Fait que finalement j’ai décidé que j’irais dormir plus loin. Pas mal plus loin, voir 16km. Durant ce 16km de marche nocturne, j’ai dépassé les restes des rubans de sécurité que la police installe dans de telles circonstances. J’ai aussi manqué une sacrée vue sur la vallée et les montagnes avoisinantes. La crête escarpée s’étalait sur environ 11km et s’était établie à environ 3500 pieds. La neige n’avait pas fondue à cette altitude. Il n’y avait pas de trace de pas non plus et les balises du sentier étaient plutôt en mauvais état. Bref, je me suis perdu plusieurs fois. De plus, ma gorge était sèche. Dans ma hâte de quitter les lieux du crime, j’avais planifié prendre de l’eau au ruisseau dans la montagne. Mais il était à sec. Mes gourdes étaient vides depuis plusieurs heures.
Première chose que je remarque en arrivant au shelter: des traces de pas. Un homme d’environ ma grandeur et mon poids était sorti de nul par et parcourait les alentours. Il n’avait pas laissé de note dans le logbook du bâtiment. Selon mes observations de ses traces de pas. Il a passé la nuit ici, puis il a pris de l’eau à la source et qu’il est parti en fin d’avant midi. Peu importe, je dormirai à poings fermés ce soir.
Le lendemain matin, rien n’avait bougé et j’étais toujours seul. Bonne nouvelle. J’entame ma journée de marche qui s’orientait comme suit : redescendre de la montagne, traverser la vallée et passer la prochaine montagne. Aujourd’hui m’attendaient des points de vue exceptionnels sur les collines de la localité. Un arbre, trois fois centenaire, m’a accueilli dans la vallée. Juste avant de passer des affiches intitulées « REWARD » qui avaient été installées en bordure des routes. Un autre meurtre avait été commis. Un chat avait été tué par une balle dans la tête et le propriétaire cherchait vengeance. J’ai finalement pu échanger quelques mots avec des étudiants qui profitaient de leurs derniers jours de vacances en forêt. Une très belle journée sans anicroche, enfin! Demain j’aimerais me rendre aux limites de la ville de Pearisburg étant donné que mon sac de bouffe est presque vide. Une marche de plus de 40km traversant deux montagnes de 4000 pieds.
La matinée consistait à environ 19 km pour atteindre le prochain shelter puis gravir et traverser la grosse et dernière montagne sur 21 km puis arriver à la ville. Je me lance dès 7 :30 le matin. Je ne voulais certainement pas marcher de nuit et me reperdre encore. Une fois sur le haut de la montagne je dois suivre son long et la redescendre environ 11 km plus loin. Elle me force alors à jouer une partie de « où est la marque blanche » dans un décor blanc. Finalement, je suis complètement perdu sur le haut de cette crête blanche. J’ai beau faire des zigzags autour de mon dernier point de repère, suivre la crête et la route du sommet. Les marques blanches qui balisent le sentier ont disparu. Pour me retrouver et avancer je coupe au travers le bois pour retrouver le chemin forestier plus bas. Puis je le suis sur environ 2 km pour arriver à une intersection. Ce qui veut dire que j’avais dépassé le sentier. Je décide donc de couper dans le bois pour retrouver la prochaine rue qui croise le sentier de façon plus évidente. La journée est splendide et tourne autour du point de congélation à mi-montagne. Je gambade dans la neige folle jusqu’en bas. Contournant arbres et roches comme si j’étais en plein dans une descente de ski alpin extrême. Arrivé à la rue, selon ma carte et ma position estimée, je devrais rejoindre le sentier de l’autre côté du ruisseau qui est de l’autre côté de la route. Go!
Après avoir failli tomber dans l’eau du ruisseau, gagné plusieurs égratignures aux mains, poignets et au visage. Après avoir traversé un lac de castor semi-gelé, gravi une colline, traversé des mini forêts de ronces et de plantes qui piquent puis retraverser le ruisseau. Je retourne finalement à la rue un peu écorché de cette fausse manœuvre. Plus de quatre heures ont passées depuis la dernière fois que j’ai vue une balise de sentier. Le premier automobiliste m’ignore totalement. Puis un vieux couple m’indique que le sentier juste en face de moi, à un demi-km environ. Fantastique!
Mais jamais je ne me risquerai de traverser la prochaine montagne sans soleil. Je dois donc oublier mon objectif de 40 km aujourd’hui et étirer mes rations de nourriture et d’alcool.
Pour me consoler, Lucky avait laissé un magasine Maxim (maxim.com) dans l’abri. Celui-ci était fait tout en pierre et était muni d’un foyer. Très vite, l’endroit était chauffé confortablement. Même que celui qui entretien l’endroit avait isolé le tout avec du plastique coupe vapeur.
Pour la journée suivante, même scénario était prévu. À la différence que cette fois-ci pour me retrouver sur le haut de la montagne, je pouvais compter sur des vieilles empreintes qui apparaissaient par-ci par-là. Aussi l’architecture de la montagne était plus facile à suivre, il suffisait d’arriver aux lignes électriques, puis le dernier abri avant la ville était tout près. J’y étais avant le couché du soleil après une journée épuisante dans des bancs de neige qui atteignaient les 3 pieds à certains endroits. Je n’ai pas manqué perdre plusieurs fois les fameuses marques blanches. Ici, c’est pire qu’au Québec. Le sentier n’est pas balisé.
Quelques jours auparavant le log book indiquait que Dances était arrivé sans plus aucune nourriture. C’est probablement pour cette raison qu’en arrivant au shelter j’y ai trouvé un gros sac de nouilles ramen et un deuxième gros sac de trail mix. Exactement ce qu’il me manquait pour bien finir ma journée! J’ai passé ma soirée avec deux autres étudiants qui, eux aussi, profitaient des derniers jours de congé.
Tout ça pour arriver enfin à Pearisburg vers midi où m’attendait mon four whisperlight, mes pantoufles en duvet, mes (vraies) semelles à visses et des denrées déshydratées au bureau de poste. Ça prend toujours du temps pour tout bien organiser au bureau de poste. Bien des gens viennent et vont. Certains sont curieux d’autres le sont moins. C’est ainsi que j’ai rencontré Michael, le propriétaire de l’auberge de jeunesse tout près de Pearisburg. www.woodsholehostel.com. J’y serai toute la fin de semaine, pour bien prendre le temps de mettre à jour ce blog et pour fignoler d’autres détails de logistique particuliers. Aussi, j’y échangerai quelques heures de labeur contre un lit et un toit.
J’ai appris que Headstrong a passé les fêtes ici. En lisant mes derniers courriels il semble en avoir marre de la solitude hivernal et il devrait être très près de son arrivé au mont Springer en Georgie. À partir de Woodshole, il reste environ 1000 km avant la fin de cette section du sentier des Appalaches. J’ai donc parcouru plus du ¾ du trajet initial.
Villes et estimés à venir.
Compte tenu des conditions hivernales
(À partir du 16 janvier, moyennant 20 km par jour environ)
(Ce qui inclut le temps d’écrire)
Marion, VA 24354 (9-10 jours)
Damascus, VA 24236 (14-15 jours)
Erwin, TN 37650 (25 jours)
Hotspring, NC 28743 (30 jours)
Fontana dam, NC 28733 (38 jours)
Helen, GA 30545 (45 jours)
(environ 50 jours – fin de A.T.)
En suivant cet estimé, j’arriverai au mont Springer le 7 mars 2010.
À bientôt!
Simon (SpAz)
www.unelonguemarche.ca
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(1)Definition du web : vile : Synonyme de despicable: morally reprehensible; “would do something as despicable as murder”; “ugly crimes”; “the vile development of slavery appalled them …
- Charles Whiting
- tout près de Buchanan
- ah! le sud ouest de la virginie
- la vue extérieur de mon setup tarp fermée
- une vue intérieur de mon setup tarp.
- surfing la roche de Dragon Thoot
- Charles et moi, suite à ma sortie de prévention.
- on dirait que la montagne est un squelette.
- 18 pieds de circonférence, 300 ans. Pas moi! l’arbre.
- ça vous rappelle un film?
- des arbres feuillus ornes les cours d’eau.
- la luminosité hivernale. ya rien de tel!
- la mode aujourd’hui, une fine couche de glace sexy.
- Zen.
- perdu, mais heureux.
- le fameux ruisseau que j’ai traversé trois fois. dont deux sur la mince glace.
- toujours perdu, toujours heureux.
- lumière de fin de journée.
- un signe réconfortant suite à une dure journée de marche dans la neige.
- toute une vue matinale sur le trône.
- ah. la civilisation.
- on est déjà revenu à l’étable?
- la vue à partir de la fenêtre de l’auberge de jeunesse.































Hey Simon!
C’est un retour mouvementé sur le sentier!
Prends bien soin de toi.
Bonne année!
Isa
Bravo pour le retour en piste. Ça quand même dû demander un certain effort. Mais tu sembles vraiment avoir repris là où tu avais laissé. Toujours un plaisir de te lire.
JOP
Salut JO!
Ça été vraiment raide comme reprise au sentier! mais c’est bon d’être de retour dans le bois. J’avais les fourmis dans les jambes avant de partir. Un moment donné, un gars faut qu’y marche!!
à bientôt!
merci de me lire!
Salut Simon,
Bravo pour ton retour, ça fait toujours plaisir de te lire!
Sylvain
Toujours bon de te savoir avec moi Sylvain!
Salut… Je te lis depuis la parution d’un article sur toi dans La Presse et après tout ces km que tu a parcourus et tous ces efforts, impressionnants il va sans dire, je me demandais si tu pouvais me faire part de ce que tu retiens de ton aventure à date?
En te remerciant bien humblement et bonne chance pour la fin de ton périple.
Patrick
P.S.: Ce type de long périple m’intéresse mais je demeures à me questionné sur mes motivations profondes. Merci de ton honnêteté.
Merci de me lire Patrick!
C’est une très bonne question que tu poses là.
J’aimerais te répondre très rapidement. Mais je laisse le suspense en l’air puisque dans 3-4 jours, j’aurais plus de temps de formuler une réponse adéquate.
à bientôt!
Salut! Je viens te voir de temps en temps. Super ta page web, ben l’fun de te lire:)
Bonne route! M.
Merci!